La qualité d’une photographie dépend avant tout de la vision et du talent du photographe mais la magie opère aussi grâce à une préparation méticuleuse et à l’exigence portée au choix du matériel.
L’importance de la préparation du matériel
Avant chaque mariage, je vérifie le bon fonctionnement de tout mon équipement.
Je commence par dépoussiérer les boîtiers et nettoyer les écrans. J’ajuste mes réglages et procède à différents tests. Je synchronise ensuite la date et l’heure sur mes deux appareils pour garantir un ordre chronologique correct lors de l’importation dans Lightroom.
Je charge toutes les batteries et je formate les cartes mémoire. J’en garde toujours quelques-unes en réserve, on ne sait jamais. Puis, s’agissant des accessoires comme les flashs, déclencheurs, trépieds, harnais, chiffons et softbox, je remplace systématiquement les éléments usés.
Une fois l’ensemble du matériel vérifié et organisé, je referme le sac photo en ayant l’assurance que tout est prêt à être utilisé dans les meilleures conditions.
Mais au-delà des aspects techniques, il s’agit aussi de m’assurer que ma tenue vestimentaire me permettra de tenir 12 heures consécutives. Je veille donc notamment à l’état de mes chaussures et de ma ceinture car oui, lors d’un mariage, cette dernière avait fini par céder au bout 6 heures de reportage ! Autant dire que depuis, j’en emporte toujours une de rechange.
Donc rien n’est laissé au hasard. Ce rituel me permet d’identifier les risques techniques potentiels qui pourraient affecter le bon déroulement du reportage.
Mais malgré une préparation minutieuse, un reportage photo de mariage réserve parfois son lot d’imprévus et de surprises !
Mes deux boîtiers Nikon Z : fiabilité et réactivité
Pour couvrir une journée aussi intense, j’emporte deux boîtiers hybrides : le Nikon Z8 et le Nikon Z9.
L’utilisation de deux boîtiers m’offre la possibilité de m’adapter rapidement aux changements de situations, évitant ainsi toute perte de temps liée au remplacement d’objectif.
De plus, cette méthode m’assure qu’en cas de dysfonctionnement ou de défaillance d’un appareil, le second boîtier peut immédiatement prendre le relais.
Mes deux appareils sont équipés d’un capteur plein format, offrant une qualité d’image optimale qui sublime aussi bien les portraits que les ambiances lumineuses parfois difficiles. Leur double slot mémoire apporte également une sécurité précieuse le jour du mariage car il n’y a pas de seconde chance.
La sélection des objectifs : précision et polyvalence
J’utilise deux objectifs complémentaires afin de documenter la journée avec justesse et équilibre.
Le Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : la polyvalence
Le 24-70 mm est mon objectif polyvalent : il me permet de couvrir toutes les étapes du mariage, des préparatifs à la soirée, sans changer d’optique. Sa plage focale s’adapte aussi bien aux vues d’ensemble qu’aux portraits, et son ouverture f/2.8 offre une belle gestion de la lumière et du flou d’arrière-plan.
Le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : l’allié des portraits
Le 85 mm, grâce à son ouverture f/1.8, crée un superbe bokeh et met en valeur les émotions et les portraits. En l’associant au 24-70 mm, j’obtiens des images variées, à la fois intimes et élégantes.
L’utilisation des flashs : maîtrise de l’éclairage
La gestion de la lumière est cruciale en photographie. J’utilise surtout la lumière naturelle, mais parfois j’ai recours à un flash cobra ou de studio (avec softbox ou parapluie) selon les besoins.
Aussi, une préparation rigoureuse de mes flashs photo garantit un éclairage précis, uniforme et adapté à chaque contexte. Je veille également à ce qu’il n’y ait aucune défaillance de synchronisation entre les émetteurs et récepteurs de flash et m’assure d’avoir les bons modificateurs de lumière.
À l’église, je n’utilise pas de flash afin de respecter la cérémonie.
Une rigueur au service de l’instant
Cette préparation rigoureuse vise à assurer la pleine réussite de ma mission : capter, à chaque étape de la journée, les émotions ressenties aussi bien par les mariés, leur famille, leurs témoins que les invités.